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Je suis le roi du rateau

Alors, voila, en ce moment, je lis des blogs de filles… Pour une raison inconnue, il semblerait que ces derniers soient d’une façon générale plus rigolos que ceux de leurs homologues masculins.

Pis qu’est ce que je me suis dis après 1 ou 2 parties de franche rigolade sur certains de ces blogs, gros couillon que je suis ? Je me suis dit ça :

-”Oh, quo même, c’est pas souvent que je me fends la poire en deux comme ça, j’aimerais bien en savoir plus sur les minettes qu’ont écrit ça…”

Chance pour moi, ça se passe sur internet, pas la peine d’engager Magnum pour qu’il les trouve, elles laissent toutes une adresse ou les joindre.

-”Bah t’as qu’à leur écrire, gros blaireau que tu es.”

-”Tu crois – demande ma conscience toute timide ? Bin oui, vas y, qu’est ce que tu risques ? Envoie leur un petit mèle” répond ma 2eme conscience, celle qui gère le taureau furieux qui sommeille en moi…

Alors, tout plein de courage et le couteau entre les dents, j’ai envoyé un mèle farci d’espoir et d’humour fin à Capucine – j’avais de bonnes raisons de croire qu’elle accuserait bonne réception du dit message, vu qu’elle avait eu la gentillesse de répondre une fois déjà à une de mes sollicitations, rapport au flux rss que j’arrivais pas à trouver chez elle. Bref.

Conséquence du dit mail envoyé : RANE, NADA, SCHMOUT, met la toi sur l’oreille… Aucune réponse, même pas pour me dire d’aller me faire détendre le petit à Mykonos.

Bon, d’un tempérament résolument optimiste, je digère l’affront, le range dans la case semi frustration de mon pale cerveau endormi, et oublie l’affaire…

Et v’la pas qu’un second blog de fille me tape dans l’œil. Celui de Sonia. A peine remis de mon expérience traumatisante avec Capucine, ni une, ni deux, je remets ça et j’envoie un mail à Sonia, par Face Book. Grosso modo, genre, toi t’es marrante, allez vas-y, sois ma copine…

Je vous laisse deviner la suite : RANE, NADA, SCHMOUTT, met la toi sur l’oreille, et même pas un p’tit «Va te faire détendre le petit à Mykonos, et tant que tu y es, envoie une carte postale ».

En fait, les réseaux sociaux et les EXTRAORDINAIRES possibilités de communication du oueb, bah, c’est pas pour moi… Ca marche pas.

Bon, je vais pas me laisser décourager, le prochain blog de fille rigolo que je trouve, je te préviens, je te contacte et t’AS INTÉRÊT A ME RÉPONDRE. Sinon, je retiens ma respiration jusqu’à ce qu’il m’arrive quelque chose.

Ce qui m’embêtes aussi, c’est que Sonia et Capucine, à l’heure qu’il est, elles doivent me prendre pour le petit frère de Jason

 

Et tu sais quoi, tu sais quoi ? Nan tu sais pas… Et bin je vais te le dire. Je vais de ce pas leur envoyer le lien de cet article, et je te prend a témoin, toi qui glande sur mon blog. Regardons ensemble si on arrive a choper un commentaire de la part des 2 rigolotes sus citées.

 

 

 

Le Pont, la Solution Ultime

Bon, alors, la vie dans les iles lointaines et paradisiaques, ya pas à dire, c’est super. Il fait toujours beau et chaud, même des fois trop… Mais bon, on va pas se plaindre non plus. Les plages sont maguenifiques, le sable est blanc, l’eau turquoise. Bon, après, quand t’as passé ton 264 ème dimanche à la plage, des fois, tu te dis que tu ferais bien autre chose dimanche prochain.

Bref, je ne vais pas m’étendre sur le sujet, pour résumer, ya un moment, dans les iles, tu tournes en rond. J’ai bien conscience que tu dois tourner aussi en rond à Liverpool et à Gueugnon, à partir d’un certain moment, mais là bas, t’as toujours l’option de prendre ta caisse (pour peu que t’aies les moyens d’avoir une caisse) et de faire 200 km sur l’autoroute pour (rayer les mentions inutiles) :

  • Aller déjeuner chez tes parents
  • Rejoindre des potes et fumer des pets
  • Faire du rafting
  • Allez claquer des thunes chez Ikea
  • Allez voir la mer
  • Allez voir la montagne
  • Changer d’air

Sur une ile, tu peux pas faire ça, en tout cas pas avec ta voiture (sauf pour allez voir la mer, mais bon, comme je le dis, au bout de 264 fois, ca lasse, forcément.)

D’un autre coté, l’ile, c’est quand même pas dégueu. Les gens sont cools, ya du passage, et pis surtout, tu te cailles pas les miches. Faudrait donc pouvoir combiner les deux. La solution est simple, et tient en un mot : le pont.

Alors voila ce qu’on va faire : on va commencer par construire un pont qui reliera Pointe Blanche (à l’extrême sud de l’ile) à Colombier, au nord ouest de St Barth. Ce pont passera par l’Ile Fourche…

Attention, là, pour bien me suivre, faut connaître un peu le coin, à savoir le nord de l’arc antillais. Ceux qui ne connaissent pas, soit vous prenez une carte, soit vous changez de blog, et bonjour chez vous.

Ou en étais-je ? Ah, oui, le pont entre Pointe Blanche et Colombier, qui passe par Fourche. Déjà, une possibilité de développement sur l’ile Fourche. On peut imaginer un petit resto route sympatoche, et aussi quelques habitations. De Fourche à Pointe Blanche, ça fait jamais que 12 bornes. Tu peux donc très bien y vivre et pis aller bosser à Phillipsburg si ça t’amuse.

J’entend déjà les rabat-joies qui vont me rétorquer que nan t’es malade, Fourche, c’est une réserve naturelle, on va pas y mettre du béton, oh le méchant qui veut réchauffer la planète, ce à quoi je répondrais que je ne suis pas en train de mettre au point un plan pour sauver le monde, mais juste pour qu’on se fasse moins chier sur nos cailloux. On peut pas tout avoir, merde à la fin. Et pis, on essaiera de faire un truc qui se marie bien au paysage, voila, avec des matériaux classe, genre pierre de taille et gazon. Voila, z’êtes contents ?

Bon, merci de ne plus m’interrompre. J’en reviens à mon pont : faudrait qu’il soit assez haut pour que les bateaux puissent passer dessous – je le verrais genre golden gate, mais pas rouge, bleu, plutôt. Faudrait aussi une petite promenade pour piétons, sur le pont, comme ca on pourrait organiser des courses à pied ou à vélo. Ce serait en tout cas une super ballade à faire, au dessus des flots turquoises… Et déjà un truc de plus à faire, je vous le dis, je vous le répète, le pont, c’est la solution.

En plus, les 2 iles étant maintenant reliées, on n’a plus d’un cote une ile avec grosso modo 80000 personnes, et de l’autre une ile avec 20000, mais une seule entité avec 100000 personnes, ce qui commence à faire une petite ville de province. Ikea peut éventuellement commencer à se dire qu’il faudrait ouvrir un magasin. Et hop, encore, un autre truc à faire le weekend.

Attendez, j’ai pas fini, on va faire un 2eme pont : celui reliera Anguilla à St Martin, depuis l’anse Marcel (au nord de St Martin) a Rendez Vous Bay, au milieu d’Anguilla.

La, pour le coup, en rajoutant la population d’Anguilla (un bon 10000), on est dans une entité qui regroupe 110000 personnes, sans compter les touristes. La Ikea, il réfléchissent plus, ils ouvrent.

Hey, t’imagines les possibilités ? Avec ta bagnole, tu peux allez de Shoal bay à Anguilla jusqu’à la saline de St Barth, d’une traite. Là, déjà, tu commences à un peu moins tourner en rond le week-end, merci qui ?

Petite parenthèse au sujet de l’utilisation de la bagnole pour aller sur les ponts. On va pas faire que des ponts, on va aussi faire une loi qui interdit les bagnoles. Tout le monde roulera en scooter, éventuellement en mini moke. Les grosses cylindrées, les petites aussi d’ailleurs, interdits sur les 3 iles. On autorisera le petit camion de livraison, et uniquement le petit. Yan a marre des bouchons. Voila, comme ça, c’est dit. A terme, d’ailleurs, on interdira les bagnoles dans l’arc Antillais. Scooter only. On développera le side-car pour les familles, ça ira bien. Pis ça fera plaisir à ceux qui voulaient pas d’un resto route à Fourche.

Je continue avec mes ponts, qui je le rappelle doivent être hauts pour que les bateaux puisse passer en dessous. Ils seront aussi solides et achement bien conçus, surtout pour le suivant, qui reliera St Barth à St Eustache. Bon, là ya quand même défi technique. Faut qu’il fasse 40 kilomètres de long, et qu’il s’appuie à 500 mètres sous le niveau de la mer. Mais, si on arrive à aller sur la lune, on doit bien pouvoir construire un truc comme ça. Mais là, c’est carrément l’embellie. On peut mettre toute la petite famille dans le side-car, rouler, quoi, 1 heure et demi à tout casser, et on se retrouve à visiter le volcan à St Eustache. Ca change d’air, tout le monde est content.

On continue ensuite les ramifications pour que St Kitts, Nevis, Antigua, Barbuda et Saba soient reliées elles aussi. Et là, on se retrouve avec 10 iles, parfaitement madame, reliées entre elles par des ponts nickels ou ya que des scooters et des side-car, pour une population d’environ 250000 personnes, soit finalement un centre urbain moyen. Ca suffit pour commencer à attirer certains artistes, qui vont faire des concerts (et du coup, encore un autre truc à faire le weekend !) Bingo cacahuète, 120 bornes en scooter pour aller voir, au choix :

  • Tokyo hotel à Saba
  • Celine Dion à Barbuda
  • U2 à St Barth (et pourquoi pas d’abord ?!)
  • La Compagnie Creole à Antigua ( ah non, merde, ça tu peux déjà, mais bon, tu sais pas pourquoi, t’as pas envie).

La semaine prochaine, je vous expliquerais comment régler le dernier problème, à savoir comment aller voir la montagne et se taper la queue au télésiège, quant on habite à St Martin. Techniquement, c’est encore un défi, mais j’ai une solution…

Le monticule frais des verts a complété avec le thon de blanc d’albacore.

J’ai 2 options ce soir : mettre à jour la base de données de la société, ou écrire un article pour ce blog, dont la dernière mise à jour date du temps ou avec un franc, on pouvait avoir 5 carambars… Et oui, ce temps a existé… Je sais que cela peut paraître difficile à croire pour les plus jeunes d’entre vous, mais je vous donne ma parole que c’est vrai.

Bref, comme vous pouvez le constatez, mon choix est fait.

Je parcourais l’autre soir avec ma nièce le stock de photo entassé dans divers disques durs. En bon technophile de base, j’ai toujours eu un appareil photo numérique, et j’ai accumulé au fil des années des giga-octets d’images que je consulte régulièrement, à savoir généralement le 31 février.

Et voila que nous tombons sur la photo de la carte d’un restaurant de plage de Shoal Bay, à Anguilla:

 

 

Let’s start with « Jerk Chicken Salad ». Most of you won’t be surprised if you’re told that it is breast of chicken grilled in jerk seasoning, sliced and served over mixed green salad.

Cela étant dit, ce même menu, dans un souci louable d’internationalisation et d’ouverture d’esprit, nous propose la traduction suivante : « Salade de poulet de secousse : le sein de poulet a grillé dans l’assaisonnement de secousse, a découpé, et a servi au dessus de la salade verte mélangée ».

Sympa, non? Next one: “Beach Salad : smoked turkey, bacon and cheese served on a garden salad”.

Poétiquement traduit par: « Fumez la Turquie, le lard et le fromage servis sur une salade de jardin ».

OK, I’m not gonna go through the whole thing, feel free to ask me to email you a high res pic of the said menu, so you can read all the details, but please let me quote this other one, which I find fantastic: “The shrimp pasta salad: baby shrimps served on a bed of pasta in curry dressing”, which can be read as:

Salade de pates de crevette: la crevette de bébé a servi sur un lit des pates dans le dressage de cari ».

Et enfin : « Black Forest cake », traduit par « Gâteau noir de forêt ».

 

Je te le dis, le bon Dieu a bien réussi son coup quand il a fait tomber la tour de Babel, et les interprètes ont de beaux jours devant eux…

 

Fibrous Reinforced Plastic, part IV

Ca y est, tout est rentré dans l’ordre… Je suis de nouveau opérationnel. Un dernier coup de blush (vous ne verrez pas la photo, on n’a pas eu le temps de la prendre) et je retourne au travail.

 

 

Fibrous Reinforced Plastic, part III

Tout le monde ici est très gentil avec moi… Le docteur est venu ce matin et m’a montre la prothèse qu’ils allaient poser. L’opération aura lieu cet après midi, j’espère que tout ira bien.

 

 

Légère avarie à bord…

Les 2 lecteurs assidus de ce blog se souviendront peut être que j’exerce vaguement la profession de loueur de bateau à voile. Ci-dessous la transcription d’une conversation téléphonique avec un de mes clients, ce matin à 8h15. Ils ont quitté le quai il y a deux jours à bord de « l’ Intrépide », catamaran de 15 mètres et accessoirement fleuron de ma flotte.

Le client : Allo, on a plein de problèmes avec le bateau…

Pépère qui répond : Ah bon, lesquels ?

LC : Bon, bah d’abord, on a plus d’eau dans les réservoirs.

PQR : Ah, il faudra refaire le plein, et peut être faire plus attention lorsque vous prenez une douche.

LC : Ah, oui, bon, mais l’air conditionné dans le carré ne fonctionne plus…

PQR : Ah bon ? Qu’est ce qui se passe exactement quand vous l’allumez?

LC : Pourquoi, il faut l’allumer ?

PQR : Oui, l’interrupteur, au niveau de la table à carte…

LC : Je vais essayer… Ah oui, autre chose, on a cogné un rocher.

PQR : Pardon ?

LC : Oui, on naviguait, et tout d’un coup ca a fait boum…

PQR : Comment ca boum ?

LC : Ecoutez, je ne sais pas trop, c’est mon mari qui s’en est occupé.

PQR : Je peux parler à votre mari ?

Je vous passe la suite de la conversation avec le mari.

Bilan de la journée : une quille en vrac à bâbord, un trou dans la coque tribord, une semaine de charter annulée au bout de 2 jours, 5 jours de boulot en prévision pour réparer le bateau. Facture estimée : entre 4 et 5000 dollars.

 

 

 

Je me souviens…

A la suite de la lecture d’un article qui m’a fait me fendre la poire à en faire pipi dans mon caleçon, j’ai décidé de vous relater ici mon aventure de jeune étudiant dans ce petit bout de France si chaleureux que l’on nomme le Québec.

J’ai débarqué le 1er janvier 1994 (ou 1995, je ne me souviens plus) à l’aéroport de Montréal, au cœur de l’hiver le plus froid qu’avait connu la région depuis les 12 dernières années… Nous avons parcouru environ 30 mètres sur la bretelle de sortie de l’aéroport avant de finir sur le bas coté, après avoir dérapé sur une putain de plaque de verglas. Je ne le savais pas encore, mais c’était un signe. J’aurais mieux fait à ce moment la de prendre ma valoche et de remonter directement dans l’avion pour Paris. Stupide erreur.

Le québécois est un être rude, et il cultive une certaine fierté à affronter des températures démentes sans broncher. Pour preuve s’il en ait le concept du « wind chill factor » qui accompagne systématiquement tous les bulletins météo de cette belle province. Je m’explique : il fait facile moins 10, si t’oublie tes gants, tu laisses tes doigts dehors, mais ca ne suffit pas. Le québécois insiste. Il te dit combien il fait vraiment en ajoutant l’effet du blizzard glacial qui déboule entre les immeubles de downtown Montréal. A moins 10, avec 40 km/h de vent, il fait moins 40. Ca te remonte tout de suite le moral.

Ami lecteur, tu l’auras compris, le premier problème du Québec, c’est le froid. Ce n’est pas tout, il y en d’autres, j’y viens…

2eme problème inhérent à cette belle province : la langue. Certains prétendent que le Canada est une nation bilingue. Je m’insurge. Les canadiens parlent anglais et certains d’entre eux, notamment les québécois, s’obstinent à utiliser un idiome que l’on appelait le français avant la prise de la Bastille.

Aujourd’hui, notre belle langue est parlée dans cette région avec un accent américain. Comment expliquer un tel concept ? Je dois vous avouer que j’aurais du mal à le décrire ici. Le mieux que je puisse faire, c’est être solidaire avec nos voisins anglais, dont les oreilles délicates sont choquées – j’en suis sur – par le malaxage nasillard de leur cousins américains lorsqu’ils parlent l’anglais. Et bien moi, c’est pareil, mes oreilles sifflaient quand j’essayais de décoder le charabia incompréhensible des habitants de Montréal. Certain d’entre eux affirmaient même que la phonétique ignoble de leur babillage était la façon authentique dont le français était parlé en France, avant, et qu’ils l’avaient conservé aux Amériques, du fait de l’isolement avec la métropole. Désolé pépère, écoute toi juste un peu parler, et tu te rendras compte que tu prononces le français avec l’accent texan. Si tu as besoin d’une preuve supplémentaire, dis tout fort la phrase suivante : « nous partîmes 500, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 3000 en arrivant au port. ». Si possible, enregistre au format wave, et poste le ici, j’ai plein de potes qui adorent rigoler.

3eme problème : au delà de la langue et du climat, la vision politique du québécois. On ne répétera jamais assez le mal qu’a fait le général de Gaulle en allant clamer des conneries du haut d’un balcon à Montréal le 24 juillet 1967. Probablement sous acide, il ne réalisait pas ce jour la qu’il allait marquer les 50 prochaines générations françaises dans leur relations avec leur lointains cousins québécois. 9 montréalais sur 10 que j’ai rencontrés durant mon séjour m’ont demandé ce que j’avais pensé de la phrase suivante : « Vive le Québec libre ! ». Au début, j’essayais d’expliquer que le Général de Gaulle était décédé 1 an avant ma naissance, et qu’en fait, par chez moi, ce qu’il avait pu faire ou dire durant sa carrière, ça le regardait, mais que moi je m’en foutais un peu. Grave erreur de ma part. Je passais tout de suite pour un anti québécois, et je me faisais peu d’ami. Et oui, cher lecteur, je te le dis, les québécois sont tous gaullistes… C’est d’un chiant, dans les conversations…

4eme problème : une fois encore, relatif aux conditions climatiques. Apres m’être tapé 4 mois de l’hiver le plus déprimant que j’ai connu, et alors que voila le joli mois de mai (note qu’il fait encore moins 2 le premier mai), voila que les températures se réchauffent. Le 31 mai, il fait 35, tu crèves de chaud, t’en peux plus. Par-dessus le marché, la ville entière est couverte de ce que les locaux appellent du nom poétique de sluche (on retrouve toute la délicatesse lexicale du bon québécois). Qu’est ce que le sluche ? Il s’agit de la putain de couche de neige fondue qui n’en finit pas de faire des flaques de boue degueu que si t’as pas des bottes comme pour aller pêcher des crevettes les jours de grande marée, tes vêtements, ils sont tout dégoûtants… Ajoute à cela, ami lecteur, les nuées de moustiques infâmes qui se développent dans le merdier décrit ci dessus et qui ne manquent pas de venir sucer ton sang jusqu’à plus soif, et tu auras une vision assez claire de ce qui t’attend de ce pays de barjots.

 

 

 


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